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Artiste

Mouad Aboulhana

D’où venez-vous ?

Je suis né à Tanger, à Merchane.

Quel est votre parcours ?

J’ai commencé par faire un bac en arts appliqués au lycée Moulay-Youssef, ensuite j’ai choisi de m’orienter vers l’enseignement plutôt que les beaux-arts. Ça m’a permis de financer mes expériences… Une fois que j’ai obtenu mon diplôme, j’ai enseigné 6 ans à Guercif, dans la région de Taza. Cela ne fait que quelques mois que je suis de retour chez moi, dans ma ville natale. J’enseigne depuis la rentrée dernière au collège Idriss II, à Drissia. Cela me permet de vivre avec la sécurité de l’emploi tout en restant dans l’univers artistique, avec, en plus, beaucoup de temps libre.

Quand êtes-vous tombé dans le street art ?

Depuis l’âge de 16 ans, quand j’ai commencé mes études au lycée. J’ai rencontré beaucoup de personnes avec qui j’ai pu échanger sur des notions abstraites et concrètes, liées à l’art et à la société marocaine. Cela m’a permis, mais surtout pousser à faire des recherches dans l’art classique et contemporain. J’ai eu la chance d’être formé par de grands artistes, tels que Abdelbassit Ben Dahman et Ahmed El Barrak ou encore Ahmed Azzouz… mes recherches m’ont mené à faire beaucoup de reproductions de peintures de grands artistes mais c’est lorsque j’ai approché la vingtaine que je me suis vraiment retrouvé dans le street art.

Qu’est-ce qui vous plaît dans le street art ?

C’est un art qui permet d’offrir gratuitement son travail au regard de tous et qui utilise une technique libre que personne ne peut critiquer.

Quelle technique utilisez-vous ?

Pour le street art, j’utilise beaucoup le pochoir. Des créations que je découpe à la main et que je reproduis en séries limitées ou dans différents lieux.
Tarbouche Kid a été mon premier pochoir à succès. Il est même devenu ma signature en quelque sorte. Mais je fais aussi de la peinture à l’huile, dans un autre style, même si cela reste clairement sous l’influence pop art. Mais je ne pense pas pouvoir dire que j’utilise une technique précise, j’expérimente librement.

Qu’est-ce qui vous inspire ?

J’aime rendre de la couleur à la La Vie marocaine, l’embellir et lui rendre sa jovialité.

Tanger street art ?

Tanger street art, c’est un festival qu’on a lancé en été 2012. À sa création, ce festival est arrivé en terre vierge à Tanger. C’est un évènement qui me représentait beaucoup par son style. J’ai contacté tous les artistes de l’univers que je connaissais, pour leur demander de participer à l’événement. Mexique, USA, Europe et Maroc, tous ont répondu présents. L’idée était que chaque artiste puisse marquer un mur et ainsi laisser une trace visible du festival. Pour la troisième édition, grâce au soutien de Tabadoul, nous avions décoré entièrement l’escalier espagnol.

Est-ce que ça vend le street art?

Mon but c’est surtout de diffuser, de partager. À un moment, j’ai essayé d’imprimer sur des t-shirts, ça a plutôt bien marché, mais je me suis rendu compte que c’était beaucoup de gestion et je suis plus artiste que commerçant. J’ai aussi fait un travail d’art digital que j’essaie de vendre à petits prix sous forme d’affiches.

Mais j’ai déjà fait pas mal d’expositions à Rabat, Marrakech, et à Tanger bien sûr, à la Librairie les insolites, pour la première fois. Je suis en train de préparer une exposition de mes derniers travaux, mon Maroc en couleurs, réalisés en technique mixte. Le lieu reste à définir.

mars 12, 2018 / par / dans
Omar Mahfoudi

Où êtes-vous né ?

Je suis né à Tanger, un 21 janvier, dans la médina, à la maison, à l’ancienne.

Quand avez-vous débuté dans l’art ?

Depuis toujours, même quand on jouait au foot étant plus jeune, c’était moi qui traçais le terrain. Pour faire simple, à l’école je ne me sentais à l’aise que dans le cours de dessin. Mais c’est à 15 ans, que j’ai pris la décision d’être peintre.

Quel est votre parcours ?

J’ai fait un bac d’arts plastiques au lycée Moulay Youssef à Tanger. De là, j’ai évolué en autodidacte. Je louais et partageais des ateliers avec d’autres artistes pour pouvoir avoir un espace de création.

Quels sont vos influences ?

Il y a Mohamed Drissi, qui était pour moi une référence. Il m’a influencé de par les thèmes qu’il abordait, les bars, les femmes… mais je dois aussi beaucoup à la ville de Tanger. Son passé artistique et culturel, avec Delacroix, Matisse, Bacon… c’est une sorte de mythologie de l’art.

Quand a eu lieu votre première exposition ?

En 2000, j’avais 19 ans. C’était avec la Fondation Bertucci de l’église espagnole. J’ai proposé de faire une exposition là-bas. Ensuite ça s’est enchaîné.

Quel est le style Mahfoudi ?

J’ai créé mon style par moi-même, en parcourant les revues d’art, j’y ai découvert l’histoire de l’art. J’ai forgé mon style grâce à cela mais aussi grâce aux nombreuses rencontres avec d’autres artistes.

Omar Mahfoudi s’exporte à l’étranger ?

Cela va faire 2 ans que je suis totalement installé France, même si une année avant, je faisais beaucoup d’allers-retours. Entre 2012 et 2013, j’ai fait deux résidences artistiques de 6 mois en Californie. J’ai développé deux animations avec des dessins à l’encre. Ces voyages m’ont surtout permis de découvrir de nouvelles influences.

Quel support utilisez-vous ?

À la base, je suis peintre. Je travaille beaucoup à l’acrylique. Pour ce qui est des dessins, je travaille beaucoup à l’encre. Mais je fais aussi des vidéos, des documentaires de création et des animations en stop motion.

Quels sont vos thèmes privilégiés ?

Les deux dernières années, ma peinture abordait le thème militaire, qui résonnait en moi comme une suite logique du printemps arabe. J’aime traiter ce côté de pouvoir, la force de leur uniforme et de leurs médailles de guerre. L’idée était justement de dénaturer ces personnages, de faire en sorte qu’ils soient absorbés et se perdent dans leur accoutrement. Mais de manière plus générale, si il fallait regrouper mes thèmes privilégiés en trois mots, je dirais : Sexe, politique et religion.

Quels sont vos projets pour 2018 ?

J’ai déjà mon agenda quasiment booké pour le reste de l’année avec de nombreux workshop et des expositions en France, au Maroc, en Belgique et même au Mali. Mais depuis que je suis à Paris, j’ai trouvé beaucoup d’auteurs de romans graphiques et j’aimerais publier un de ces ouvrages sur Tanger.  En tant que cinéphile passionné, je trouve l’exercice intéressant comme écriture de scénario. Je voudrais faire ressortir le côté dark de Tanger, celui que j’ai connu et vécu, basé sur les expériences qui m’ont été offertes dans cette ville faite de contrastes.

février 12, 2018 / par / dans
TiiwTiiw

Quelles sont vos origines ?

Je m’appelle Iliass Barni, je suis né à Bruxelles mais mes parents sont tous deux originaires de Tanger et du Rif.

Quand avez-vous débuté dans la musique ?

Je suis producteur de musique depuis 10 ans. C’est ce que je suis à la base. J’ai produit pour quelques grands noms de la scène tels que Algerino ou DJ Hamida. Mais ça fait seulement 2 ans que j’ai connu un véritable décollage en terme de notoriété.

Qu’est-ce qui vous a fait décoller ?

Je peux difficilement répondre à cette question. Je pense que c’est un tout… je me suis rendu compte que pour qu’un titre fasse le buzz, il faut qu’il y ait certaines caractéristiques bien précises. Depuis que le CD est mort, il y a une révolution musicale qui est en train de naître, et elle m’a été bénéfique, surtout avec Youtube. Aujourd’hui la musique ne se limite pas faire une belle voix, c’est plutôt l’approche entrepreneuriale et la façon dont on gère sa carrière qui sont les clés du succès.

Quand avez-vous commencé à chanter ?.

C’est vraiment tout récent… Seulement quelques années. Même si je fais de la musique depuis toujours et que j’ai appris étant tout petit, je ne pensais vraiment pas me mettre à chanter. J’ai même joué dans un groupe de musique qui tourne encore dans les mariages… Mais delà à chanter, je ne me reconnaissais dans aucun style musical oriental, où je trouvais que les paroles étaient beaucoup trop “love” à mon goût.

Quel est votre style musical ?

Je me suis mis à chanter quand j’ai trouvé un style de Raï qui était plus impactant et me correspondait mieux, même s’il m’arrive aussi de chanter du Chabi marocain. Le nouveau raï algérien a un style plus streetwear si je peux dire, c’est ce que j’aime dedans, qu’on ne parle pas que de nanas… D’ailleurs, il n’y a jamais de femmes dans nos clips vidéos, c’est de la musique entre copains.

Combien de vues avez-vous sur YouTube ?

Aujourd’hui au total on approche de 1/2 milliard de vues sur Youtube.

Combien de shows avez-vous donnés?

Je ne compte pas, mais sûrement un peu moins d’une centaine sur les 2 dernières années, mais plus de 300 ou 400 sur les 10 dernières années… J’ai tourné partout au Maroc Marrakech, Casablanca, Agadir, Tanger… et en Europe, je monte sur scène presque tous les weekends, en Belgique beaucoup, et aussi en France en Allemagne ou en Hollande.

Quel est votre public ?

Mon public est principalement communautaire, c’est l’avantage de chanter en darija marocain. Même si je suis belgo-marocain, je me sens plus marocain, comme mon public.

Que représente Tanger pour vous ?

Tanger, pour moi, c’est le plus bel endroit du Maroc. Pour sa fraîcheur, et sa plage et surtout pour sa nouvelle dynamique depuis quelques années. J’y ai fait tourner 4 clips où l’on voit bien la beauté de la ville.

C’est quoi le secret de la Dream Tiiw ?

C’est qu’on est surtout une bande de potes qui s’éclatent dans ce qu’ils font, tout en restant naturels ; on a une bonne synergie entre nous, ce qui crée un style qui nous appartient.

janvier 12, 2018 / par / dans
Lazy Wall : Fleuron de la scène rock tangéroise

Lazywall, c’est trois frères, originaires de Tanger, qui partagent la même passion de la musique et dont la “success story” laisse sans voix.

Anegay

Anegay, c’est leur nom de famille mais c’est aussi le nom de leur premier groupe, sorte de préambule de Lazywall, formé à Madrid lorsqu’ils étaient étudiants. Alors qu’ils n’étaient qu’à leurs débuts dans la musique, dans un style pop folk, ils ont rencontré un manager espagnol qui leur a fait enregistrer leur premier album, qui s’est suivi de passages sur la TV publique espagnole et des concerts. Conformément au contrat avec leur label, ils devaient faire leur deuxième album en espagnol, mais ils ont refusé et se sont envolés pour l’Angleterre.

Lazywall, made in UK

En 2003, ils débarquent à Reading, ville britannique située dans le Berkshire à 100 km de Londres, connue pour accueillir l’un des plus grands festivals de rock au monde. De là, ils recommencent tout à zéro, trouvant un nouveau nom et un nouveau style musical, beaucoup plus rock, voire métal. Au bout de 3 ou 4 ans, ils enregistrent leur premier EP à Chicago, avec Steve Albini, producteur extrêmement célèbre, notamment pour avoir enregistré le deuxième album de Nirvana.

Rock au Maroc

En 2007, ils rentrent en terre natale, boostés par l’envie de partager leur musique. Ils enchaînent les concerts lors de grands festivals, tels que L’boulevard à Casablanca et sortent quatre albums, enregistrés avec différents musiciens. Mais vivre de la musique au Maroc, quand on fait du rock, relève de l’impossible. Chacun ayant son travail, ils composent et enregistrent à leur rythme, restant parfois longtemps absents de la scène. Les années passent et le groupe évolue, laissant peu à peu les sonorités hard rock pour revenir à un rock plus classique, surtout depuis les deux dernières années.

Un groupe DIY

Pour faire simple, ils s’occupent eux-même de tout. Ils composent les musiques, écrivent les paroles, enregistrent les morceaux dans leur studio, organisent leurs concerts et font leur promo. En plus de cela, ils font même leurs propres clips vidéos. Sur la cinquantaine de morceaux enregistrés, ils ont déjà réalisés une quinzaine de clips dont le professionnalisme est sans pareil à Tanger. Parmi les plus réussis, on note “I Raise My Hand”, tourné dans les ruines de la Villa Perdicaris, “Never Again”, réalisé avec des marionnettes, “Cold”, tourné entre l’hôtel Continental et les toilettes de la Cinémathèque, et dernièrement “Invincible”, superbe clip fait image par image, reprenant les plus grands anciens jeux vidéos.

The Hundredth Monkey : 5ème album

Ce nouvel album, qu’ils présenteront le 10 novembre à Tanger, est issu d’une nouvelle formation, mêlant deux guitares, une basse et une batterie, à laquelle s’ajoutent selon les titres, de nombreux artistes à l’image de Youness Fakhar et son hud, la chorale de Ame de Tanger, ou encore Bachir Attar des Masters Musicians of Jajouka. Le nom de cet album traduit l’idée d’un bon dans l’évolution humaine. Les 17 titres de l’album parlent de sujets divers qui touchent le groupe, parfois de façon positive, parfois négative. L’amour, l’homme et la nature, la solitude, la famille, les migrants… tout ces thèmes sont chantés sur du rock mêlant des sonorités variant d’un morceau à l’autre, alliant grunge au punk en passant par le reggae et même la musique orientale.

Concert le 10 Novembre à 20h à la Salle Severo Ochoa, Tanger

Entrée à 100 Dh

novembre 1, 2017 / par / dans
Abdelkrim Ouazzani

Où êtes-vous né ?

Je suis né à Tétouan en 1954.

Où avez-vous fait vos études ?

J’ai fait mes études aux Beaux-Arts de Tétouan puis à l’école Nationale des Beaux-Arts de Paris durant 3 ans. Après cela, je suis rentré à Tétouan, j’ai passé le service civil pour devenir professeur et ainsi enseigner l’art aux instituteurs, durant 2 ans. Ensuite, j’ai intégré les Beaux-Arts de Tétouan pour enseigner les techniques de peinture et l’analyse des oeuvres. De là, j’ai été directeur des Beaux-Arts durant 20 ans. Cette année, bien qu’il y ait  déjà 3 ans que je suis à la retraite, je recommence à donner des cours de peinture aux Beaux-Arts.

Qu’est ce qui vous inspire ?

Il y a une histoire derrière mon inspiration. Quand j’ai fini mes études à Paris, j’ai voulu faire une exposition avec des amis. Mais c’était très difficile de trouver une galerie d’art prête à exposer les oeuvres de jeunes inconnus. Alors comme j’étais un peu révolutionnaire, disons, nous avons demandé l’autorisation d’exposer en place publique, sur la Place El Feddan de Tétouan. La première a eu lieu en 1980. Il s’agissait de peintures présentées sur des panneaux. La deuxième année, on a décidé de mettre des sculptures, puisque l’ont jugé qu’elles avaient plus leur place en extérieur. C’est de cette nécessité que j’ai commencé à faire sortir mes oeuvres du tableau. J’ai créé mes premières sculptures à base de toile et de peinture acrylique. Je me suis libéré du support et j’ai ressenti mon enfance revenir en moi. Et depuis, je travaille pour les enfants adultes, qui ont une certaine conception de la vie.

Quelle technique utilisez-vous ? Quel support ?

Au début, j’ai commencé avec du fer soudé recouvert de toile, peinte à l’acrylique. Puis j’ai fait avec du plâtre, de la résine et tout types de supports. Le support a ses limites, il ne faut pas s’y limiter.

D’où vient ce sens de la représentation ?

Dans mon travail, on voit toujours la terre et la vie. J’invente des animaux, poissons, oiseaux. Je fais de l’art qui inspire le bonheur tout simplement parce que je suis heureux dans ma tête. Tout sort avec spontanéité et parfois avec humour, mais toujours vivant, pour créer un dialogue intemporel avec le spectateur. L’art est un cheminement qui doit laisser une place au hasard, pour aller vers une création qui soit unique dans l’univers.

Depuis 40 ans, je fais ces sculptures mais c’est aujourd’hui qu’elles sont à la mode. Je ne me sens pas traditionaliste, je suis un contemporain qui travaille pour le présent et l’avenir.

Vous êtes le parrain du Festival Flatta ?

C‘est l’organisateur, Jean-Christophe qui me l’a proposé et j’ai accepté sans hésitation. Cela faisait 3 ans qu’il m’en parlait et aujourd’hui il est arrivé à concrétiser son rêve et je l’en félicite. Je suis sûr que ce festival aura une longue vie et prendra de l’ampleur. En plus parmi les participants, il y a des étudiants issus des Beaux-Arts de Tétouan qui ont un véritable talent. En plus, ce festival est créé en partenariat avec l’Association Darna, et la présidente, Mounira El Alami a été l’une des premières personnes à en croire en moi et à m’acheter une oeuvre.

octobre 13, 2017 / par / dans
Mâalem Abdellah Ben Saïd : Les Fils Gnaouas de Tanger

Vous-êtes fils Gnaouas ?

Je suis né dans une famille 100% gnaoui. Mes grand-pères, paternel et maternel, étaient tout deux de grands mâalems gnaouas de Tanger : Bamassoud Bensaïd et Mâalem Mohammed Arrouch. Le groupe et moi même sommes des purs fils de gnaouas. Avec moi il y a mes deux soeurs et les gnaouas de Tanger.

Quel est le rôle de vos soeurs ?

A travers l’histoire, la femme a toujours eut une place chez les gnaouas. Elles chantent, dansent, confectionnent les tenues et même les repas typiques de certaines cérémonies gnaouas.

Quel âge a le groupe ?

Personnellement, je considère que le groupe a commencé à exister officiellement en 2002, lorsque nous avons été invités par l’académie de musique à Munich en Allemagne, en collaboration avec l’UNESCO. C’était notre première sortie officielle. Mais bon, nous sommes tous gnaouas de naissance. Dans notre famille, on naît gnaoua et on le reste.

Où avez-vous déjà joué ?

Après l’Allemagne, on a commencé notre petit tour d’Europe. On est partis en Turquie, en Pologne, an Autriche, au Portugal, et au Maroc bien évidemment, lors de nombreux festivals.

Où avez-vous préféré jouer ?

De manière générale, je préfère jouer à l’étranger plutôt qu’au Maroc. Ici, les gnaouas sont considérés comme des animations folkloriques alors que nous sommes de véritables artistes portant un patrimoine millénaire, musiciens, chanteurs et danseurs à part entière.

Vous venez de sortir un nouvel album ?

C’est mon cinquième album, intitulé Makaoui. 10 chansons purement gnaouas. A travers cet album, on tente de sauvegarder ce patrimoine.

La fusion de la musique Gnaoua et d’autres styles, c’est la mode ?

Il m’est arrivé souvent de jouer avec d’autres artistes. Bien que la musique Gnaoua soit chargée d’un lourd passé provenant de contrées diverses, originaire de l’empire du Soudan Occidental (Mali, Guinée, Sénégal, Ghana, Niger,)  elle est obligée de s’ouvrir à la nouvelle génération et d’évoluer elle aussi si elle ne veut pas être délaissée par la jeunesse comme les autres musiques traditionnelles. La fusion, c’est comme le yaourt et les médicaments pour les enfants, ça aide à ce que ça passe.

septembre 13, 2017 / par / dans
Hamza Aït Mouden

Jeune tangérois de 26 ans, originaire de Bni Makada, et lauréat de l’ENCG, Hamza Aït Mouden a fait le choix d’une carrière artistique dans un courant en plein essor, le Slam. Son parcours nous donne un bel aperçu de ce qu’est et représente le Slam en général. Poésie urbaine des temps modernes, n’en déplaise à Verlaine ou Rimbaud, où les propos imposent le tempo.

Comment êtes-vous arrivé au Slam ?

J’ai découvert la poésie au primaire. Puis j’ai écouté des artistes tels que Grand Coeur Malade. J’ai découvert l’aspect urbain et non-protocolaire du slam, comme chantait Brassens. J’ai intégré le Club de Slam de l’ENCGT en 2009 qui collaborait déjà avec l’Institut Français de Tanger. L’I.F. a fait venir Vincent Lebourhis, dit Da Gobleen, slameur reconnu. Il a tenu un atelier de 2 jours qui a donné naissance à un spectacle, scène ouverte, à la Salle Beckett. C’était  la première fois que je montais sur une scène en public. Après ça, j’ai fait quelques autres scènes à Tanger et Casablanca, lors d’événements tels que le TedX.

Ensuite, j’ai intégré le Café Slam Tanger dès la première réunion. C’était l’initiative de Oussama Benjelloun, nous nous retrouvions en groupe pour slamer dans différents lieux de la ville. Cela a duré un certains temps.

Après, j’ai organisé des ateliers de Slam à l’Institut Français lors de la semaine de la francophonie et lors du Salon du Livre et des Arts, qui ont abouti à un tremplin des jeunes slameurs tangérois.

En 2016, Mustafa Slameur, l’un des plus connus au Maroc pour le slam en darija, a reçu une proposition pour organiser les sélections du représentant marocain lors du Championnat International de Slam Francophone qui avait lieu en France. J’ai donc été sélectionné pour représenter mon pays, parmi une trentaine de participants. Une fois au championnat, je ne suis parvenu qu’en quart de finale, mais il y avait presque une centaine de participants, venus des quatre coins du monde.

Après ça, j’étais plus que jamais motivé pour produire mon premier enregistrement en studio. Cela m’a donné foi en ce que je faisais. J’ai créé 7MZ. acronyme pour Hamza, pour dissocier ce renouveau de ce que j’avais déjà fait auparavant. Je tourne une page.

Ce mois-ci, je sors le résultat de cet enregistrement. Il sera en libre téléchargement sur toutes les plateformes. (deezer, youtube, soundcloud…) C’est une mixtape de 7 titres que j’ai intitulé “Lauréat», parce que je trouvais que cela représentait bien cette période de ma vie.. Ce n’est pas du slam proprement dit, mais du Spoken Word ; pas une battle entre slameurs mais mes textes sur un fond musical. Omar Chakor, de Orcean Prod, a collaboré avec moi sur ces enregistrements. Sur 3 titres, vous pourrez entendre la voix de Sarah Zekri, qui chante les refrains, pour apporter un peu de mélodie et de douceur à mes textes parfois acerbes. Sur les différents morceaux, d’abord je présente le projet, puis je parle de sujets divers. Le morceau Candidature spontanée, est une lettre ouverte à tout le monde,  à prendre ou à laisser. Le morceau Lucifer, je l’ai écrit comme si c’était le diable qui faisait le bilan de l’humanité sous forme de slam.

De façon globale, mes textes sont propres et dénués de toute vulgarité, ou presque. Je préfère choquer en dénonçant ou interpellant les vérités de notre société.

juillet 18, 2017 / par / dans
Sadik Haddari : Calligraphe à Assilah

Sadik Haddari est un calligraphe unique en son genre, dont le bagout n’a d’égal que le talent. S’il a dûment gagné sa vie durant plusieurs décennies au sein de l’Office National des Chemins de Fer Marocains, il n’a jamais mis de côté sa passion pour le beau.

Dans son petit atelier, face à sa petite galerie, il a trouvé dans la médina d’Assilah, la tranquillité nécessaire pour faire ce qu’il aime, sans pour autant s’auto-proclamer artiste.

Son concept de la calligraphie ne se limite pas à l’écriture, mais puise sa source dans l’étymologie du mot. Ce mot provient des radicaux grecs : kállos, signifiant  « beau » et grapheîn, pouvant signifier « écrire », mais également « peindre ». Si certains y voient la belle écriture, pour Sadik, la calligraphie est le monde du beau graphisme.

“Je n’ai aucun message, je me base sur le geste”.

Pour lui, le geste est plus important que le mot en lui même, il est l’élément d’or de son travail. Son geste calligraphique puise ses origines dans les 7 différentes écoles, styles, de la calligraphie arabe, ou calligraphie musulmane comme il préfère l’appeler. “J’ai appris des différentes écoles pour faire ce que je veux d’elle.’

“J’exprime ce que je ressens et ce que je vis. Mes convictions sont parfois morales, parfois materielles…”

Son bagage artistique a toujours été en lien direct avec le beau, allant du théâtre, au chant ou à la poésie, mais sans jamais délaisser la calligraphie. Cet art lui permet d’extérioriser son être, transcrivant certaines émotions ou périodes de sa vie.

“Il faut connaître la matière pour savoir la mettre à sa place.”

Il travaille tous les matériaux pour traduire par le geste, parfois un mot, parfois un sentiment. S’il réalise lui même ses calames, taillées dans le bambou, il peut aussi bien réaliser une calligraphie à l’aide d’un bout de papier plié que d’un morceau d’éponge. S’il utilise la peinture ou l’encre de chine, comme tout calligraphe, il lui arrive de mélanger cela à du sable, de la poudre de marbre ou de granit pour obtenir plus de densité, ou de la sciure, tout cela dépendant des supports qu’il utilise. Travaillant majoritairement sur papier ou sur une toile, il travaille également en collaboration avec plusieurs artistes, comme le français Jacques Pissenem, sculpteur sur bois à la tronçonneuse. Une vingtaine de minutes à peine leurs suffisent pour que Sadik fasse une calligraphie sur un tronc de bois et pour que ce bûcheron des arts, lui donne profondeur et relief.

“Je ne suis pas un artiste, je suis un bon calligraphe»

Depuis 2010 il vit entre le Maroc et l’Europe où il donne des cours, des stages et des ateliers pour enfants et adultes. Il est régulièrement convié en France ou en Espagne pour animer des débats et des tables rondes autour du graphisme et de la calligraphie arabe. Il était d’ailleurs, il y a quelques semaines, à Barcelone, où il avait été invité à réaliser une performance artistique en place publique, aboutissant à une calligraphie de 11 mètres de long, sur laquelle on pouvait lire « La terre est ma patrie, et l’humanité, ma famille », citation de Khalil Gibran.

juin 18, 2017 / par / dans
Khaled Afif : Illustrateur de BD

Où êtes-vous né ?

Je suis né à Tanger, mais j’ai quasiment vécu à toute ma vie en France. Je suis parti à l’âge de deux mois. Tanger pour moi, c’est synonyme de vacances.

Depuis quand dessinez-vous?

Depuis tout petit, assis dans le fond de la classe, j’ai toujours tenu un crayon.

Où avez-vous appris ?

À Angoulême, en France, aux Beaux-arts dans la section Bande dessinée, l’une des seules filiales gratuites de France, parce que la ville accueille ce qui est surement le plus gros festival de BD du monde.

Quel est votre style ? Vos influences ?

Je suis plutôt style comiques américains, fortement influencé par l’univers Marvel, les premières générations de super héros. Disons que style moins lisse que Tintin, mais je l’apprécie, de même je suis un grand fan de la BD américaine Calvin & Hobbes.

Mais je suis un dessinateur estampillé SF, science fiction, avec un ciblage tout public, mais je développe mon lectorat. J’ai fais 2 tomes Jeunesse, Illimité, paru en 2011, qui raconte l’histoire de jeunes enfants qui découvrent un téléphone avec de multiples applications aux pouvoirs extraordinaires. C’est moins trash que le reste, mais ça reste fantastique.

Quelques uns de vos ouvrages ?

Il y en a un qui me tient à coeur, réalisé avec Andrevon Jean-Pierre, qui s’appelle Les Chroniques de Centrum. Andrevon, c’est un peu le Pape de science fiction française. J’ai adapté son roman, qu’il avait écrit en 1969, “Le travail du furet à l’intérieur du poulailler». Une réadaptation en BD sur 3 tomes. Cela parle d’un homme qui vivait dans un monde souffrant de surpopulation… Une loterie tire au sort les personnes destinées à mourir pour régulariser la surpopulation.

Sinon, parmi les ouvrages qui ont le mieux marché, il y a Kookaburra Univers, spinoff d’un des personnages de la série culte Kookaburra. Ça ressemble un peu à du star wars. Ma dernière sortie, en 2016, c’est Les Divisions de Fer. Il se déroule pendant la seconde guerre mondiale, un moment de l’histoire a changé, et les Japonais ont débarqué aux USA, et ils ont un armement tout droit sorti de la science fiction. J’ai fait le deuxième tome de cette série. Au total, j’ai réalisé une quinzaine d’albums.

Des projets ?

J’ai deux tomes qui vont sortir prochainement, Lost Time, une science fiction libre où tout est permis. Il y a de tout entre les mécas, les dinosaures et d’autres surprises.  J’avais envie de rigoler.

Vivez-vous de la BD ?

J’arrive tout récemment à en vivre. Même en France, vivre de la Bande Dessinée est très compliqué. Mon éditeur cependant en vie très bien. Parallèlement, je travaille dans la communication pour arrondir les fins de mois difficiles. À la fin de la semaine, je suis plus prêt des 120 heures que des 35. Je suis un artiste qui le fait par plaisir, mais qui doit se plier aux délais de l’éditeur. Les conditions de vie d’un dessinateur de BD se sont dégradées surtout les 10 dernières années, et faire sa place dans les auteurs est un peu compliqué, mais pas impossible ! (c’est comme le loto)

Auteur de l’affiche du festival de la BD de Tétouan ?

J’avais déjà fait des masterclass à INBA de Tétouan il y a quelques mois, et cela m’a fait très plaisir d’être contacté pour ça. Cette affiche est un hommage à tous les genres de BD. J’ai cherché à créer une couverture qui regroupe tous les genres de BD, science fiction ou de la fantaisie, et classique.

Contact : afifk@wanadoo.fr

mai 18, 2017 / par / dans
Yannick Haenel : Auteur d’une marginalité libératrice

Il n’est pas tangérois, et il n’a même encore jamais posé le pied à Tanger. Yannick Haenel est un écrivain français dont la plume a été mainte fois récompensée, plus pour la forme que pour la véracité des faits.

Son premier roman,” Les Petits Soldats”, dans lequel le narrateur est envoyé à quinze ans, dans un pensionnat militaire, est un sujet gorgé d’expériences personnelles. Ce roman lui ouvre les portes de la prestigieuse maison d’édition Gallimard, qui a vu en lui un immense talent. Le pari fut réussi. Dès lors, il enchaîne les parutions, avec “Introduction à la mort française”, Gallimard, collection L’Infini , en 2001 puis “Évoluer parmi les avalanches”, Gallimard, collection L’Infini , en 2003. 4 ans plus tard, il signe “Cercle”, Gallimard, collection  L’Infini . Dès lors, il sort de l’anonymat et son oeuvre se voit récompensée. Il reçoit le Prix Décembre, prix littéraire français anciennement nommé Prix Novembre, une sorte d’anti-Goncourt, aujourd’hui sous le mécénat de Pierre Berger, une belle récompense à laquelle vient s’ajouter le prix Roger-Nimier, l’année suivante. L’histoire d’un homme qui quitte son travail pour entamer une errance libératrice de Paris à l’Europe de l’Est.

En 2009, il sort “Jan Karski”, chez Gallimard, collection  L’Infini . Si son style lui avait déjà valu beaucoup d’éloges, il se trouve désormais consacré à l’unanimité, ou presque. “Jan Karski” est un des plus illustres acteurs de la résistance Polonaise face aux nazis. Ce succès retentissant, avec plus de 100 000 exemplaires vendus, met le jeune écrivain sous le feu des projecteurs. Une place à laquelle il n’est pas habitué et qu’il n’affectionne pas particulièrement. Récompensé par le Prix du roman Fnac et le prix Interallié, cet ouvrage, dont la forme est irréprochable, a aventuré notre auteur dans l’horreur de la Shoah, là où aucun faux pas n’est permis pour certains. Ce livre est en trois parties. La première partie est directement inspirée du film Shoah de Claude Lanzmann. La deuxième partie résume, en environ 80 pages, le témoignage de Karski, publié en anglais en 1944, sous le titre “Story of a secret state”. La troisième partie met en scène les sentiments de Karski et rapporte des dialogues qui sont présentés par l’auteur comme une fiction. Une fin qui n’a pas plu à tout le monde, notamment Claude Lanzmann, qui publie une critique vigoureuse du roman dont il qualifie la troisième partie de « falsification de l’histoire ». Mais Yannick Haenel n’est ni autobiographe, ni historien, et il se défend bien de l’être.

Après la Shoah, il tourne la page et s’en prend à la mondialisation et le sort des sans-papiers, avec la sortie de “Les Renards pâles”, Gallimard, collection  L’Infini , en 2013. Il y dénonce la fin de la vie politique française, tel un visionnaire de la démence actuelle à la veille des élections présidentielles de 2017, il lance un appel à l’insurrection. L’histoire d’un homme qui se retrouve à la rue et décide de vivre avec une plante verte dans sa R18 break. Là encore, personne n’ose critiquer la formulation, mais les avis diffèrent quant à vision de la situation et des faits, transcrite par l’auteur.

En 2015, il continue sa quête anti-système avec “Je cherche l’Italie”, inspiré par quatre années passées au pays de Berlusconi.

Yannick Haenel est une des idoles contemporaines de la Librairie les insolites. Sa présence à Tanger, le 28 Avril, est une chance pour les tangérois qui pourront profiter d’une rétrospective autour de son oeuvre. Une chance, car depuis quelques années, l’auteur a quasiment disparu des librairies françaises.

Fatine Garti

Fierté de la musique andalouse tangéroise

Née en janvier 1993 à Tanger, Fatine Garti est l’enfant prodigue de la musique andalouse. Elle a été bercée par ses rythmes dès son jeune âge, et a hérité cet art de ses arrières grands-parents maternels, musicologues et musiciens (Hajj Driss Benjelloun Touimy et Hajj Mokhtar Khairouni) et de ses parents, tous deux professeurs d’arts plastiques et grands amateurs de la musique.

Elle débute le violon, le solfège et la musique andalouse ‘al-âla’ à l’âge de 7 ans au conservatoire national de Tanger. Violon soliste de l’ensemble Arij de Tanger, elle donne de nombreux concerts et participe à plusieurs festivals nationaux et internationaux.

Elle obtient, à 17 ans, son baccalauréat scientifique à Tanger en même temps que son diplôme au concours national de violon classique à Rabat et rejoint ensuite l’Université Paris-Sorbonne pour y poursuivre des études en musicologie.

Violoniste au sein du COSU (Chœur et Orchestre de Sorbonne-Université) dès sa première année de licence, elle a participé avec eux à plusieurs concerts en France et à des tournées à l’étranger.

Fatine poursuit actuellement ses études en master dans le domaine de la recherche musicologique et participe parallèlement à plusieurs projets musicaux avec “ L’ensemble Kwîtra “ de musique maghrébo-andalouse, dirigé par Redha Benabdallah et L’ensemble « Ay Lali » de musique traditionnelle marocaine et judéo-espagnole, dirigé par Françoise Atlan.

Musicienne complète

Malgré son jeune âge, elle a donné de nombreuses représentations à travers le monde, comme au Festival des Alyzées à Essaouira, avec l’Orchestre Philharmonique du Maroc,  à Paris avec Le Chœur et Orchestre de Sorbonne-Université, au Festival international du Malouf avec l’ensemble « Arij », au Festival « les nuits du Ramadan » à Genève, Suisse… en plus d’autres concerts au Luxembourg, en Algérie, aux Pays-Bas, au Portugal, en Espagne.

avril 18, 2017 / par / dans

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