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Artiste

Mokhtar Ghailan

Artiste le plus rapide du monde  

D’où venez vous ?

Je suis originaire de Ksar El Kbir.

Quel est votre parcours artistique ?

J’ai commencé ma carrière artistique à la fin des années 60. En 1970, je suis devenu artiste professionnel. Ma curiosité et mes voyages à travers le monde ( Algérie, Tunisie, Arabie Saoudite, Italie, France, Belgique et Angleterre) ont nourri mon inspiration et mes techniques. J’ai vécu 10 ans en Angleterre. Ces années m’ont permis, à travers la rencontre de plusieurs artistes du monde entier, de perfectionner mes techniques et d’enrichir mon travail artistique. De la peinture figurative à l’impressionnisme ou au surréalisme, à l’art abstrait ou l’art moderne, j’ai pu élargir ma créativité et jusqu’à m’adonner à la sculpture.

Ou vous avez exposé ?

Durant mon parcours en Angleterre, j’ai ouvert un studio d’art. De là, j’ai exposé au Royaume-Uni, en Afrique du Nord et en Arabie Saoudite. J’ai acquis une large reconnaissance dans mon pays d’origine depuis mon retour au Maroc. Ma production prolifique comprend des fresques et des sculptures. J’ai également travaillé pour de nombreuses commissions publiques et privées à travers le pays. En 1994, j’ai réalisé à l’entrée de la ville d’Agadir, un étonnant «mur sculpté» de 114 mètres de long et 4 mètres de hauteur. En Août 1999, j’ai fait le portrait de sa majesté le roi Mohammed VI. J’ai réalisé un tableau inspiré des grands événements de l’actualité que j’ai intitulé “La paix noire, le 11 septembre 2001”. J’ai exposé sur le thème du conflit palestinien, puis sur la deuxième guerre du golfe. C’est vers cette époque, que je me suis imposé dans mes œuvres le Dôme. Une forme universelle, commune à beaucoup de cultures. Ce dôme, marabout pour les uns, coupole pour les autres, est un symbole de spiritualité pour tous. Il est présent dans mes toiles comme un instrument de paix qui vient apaiser les conflits et arrêter la destruction de ce qui est beau sur notre terre.

Quel mouvement artistique vous définit ?

Le surréalisme, allié à sa liberté d’expression, m’a toujours attiré. La représentation artistique du rêve, de la pensée et de l’imaginaire m’a toujours émerveillé et inspiré. D’après mon expérience, je trouve que le surréalisme est le plus puissant.

Qu’est-ce qui vous inspire ?

Actuellement, avec ce qui se passe, pollution et changement climatique, je me suis tourné vers le recyclage. Je commence à réaliser des oeuvres d’art à partir des déchets et des produits recyclés. Je créer pour protéger notre si belle Terre.

Quelles techniques utilisez-vous dans vos créations ?

Ma technique, c’est la vitesse ! J’ai pu réaliser des portraits d’une journée, ce qui m’a donné l’idée de partager ma rapidité et ma technique au grand public. D’ailleurs j’ai commencé ceci sur mes vidéos youtube que je partageais avec les enfants pour leur apprendre la peinture. Ensuite j’ai exposé ma rapidité devant le monde en réalisant des tableaux de 2 à 5 min.

avril 11, 2019 / par / dans,
Sanaa Hamri, une référence Tangéroise à Hollywood

Sanaa Hamri est née à Tanger en 1975, fille du peintre Mohammed Hamri et d’une réalisatrice marocaine naturalisée américaine. Elle quitte le Maroc a 17 ans pour New York où elle a fait du théâtre au Sarah Lawrence College. Elle a d’abord commencé avec le métier d’actrice pour se tourner en 2000 vers la réalisation de vidéos musicales et devient très proche du monde de la musique. Elle a collaboré avec plusieurs personnalités comme Jay-Z, Mariah Carey et Nicki Minaj ; elle réalise également des longs métrages et travaille aussi à la télévision. Cette Tangéroise d’un peu moins de quarante ans, est  aujourd’hui un nom, une référence incontournable dans la nouvelle hiérarchie du cinéma et de la télévision américaine.

Son parcours Hollywoodien ?

C’est une fille de la Kasbah de Tanger, un haut lieu de culture marocaine. En 1992, Sanaa Hamri décide de voler de ses propres ailes. Elle quitte le Maroc pour poursuivre des études de cours dramatiques au prestigieux “Sarah Lawrence College” de New York. Depuis cette date, elle n’a jamais oublié son pays. Même si elle est installée à Los Angeles depuis des années, elle ne s’est jamais détachée des traditions marocaines. “Se faire une place sur la scène artistique américaine n’est pas facile» dit-elle. Son rêve depuis toujours était de faire du cinéma et c’est ainsi qu’elle a réalisé son premier long métrage “Something New” et d’autres, notamment “Just Wright” produit en 2010, dont le rôle principal est interprété par Queen Latifah. Elle a aussi réalisé plusieurs épisodes de la série Desperate Housewives, Grey’s anatomy et Men in Trees. Lorsqu’elle se tourne vers le monde de la musique, elle a commencé par réaliser le documentaire sur l’un des concerts de Mariah Carey, The adventure of Mimi et un autre sur un spectacle de Prince, The art of Musicology. Elle a tenté d’élargir un champ de travail et de tester ses capacités à mettre en scène des genres aussi différents les uns que les autres.

Des nominations ?

Sanaa Hamri a été nominée en 2007 pour le titre de la réalisation exceptionnelle dans un long métrage, téléfilm, comédie ou drame au Image Awards avec le film “Something New”, en 2011 pour le titre de meilleur réalisateur avec le film “Just Wright” au Black Reel Awards et en 2017 pour le titre de la réalisation exceptionnelle des séries dramatiques avec la réalisation de l’épisode de la série Empire : A Furnace for Your Foe au Black Reel Awards.

Des projets marocains ?

Pour Sanaa, il est même question d’un retour au Maroc pour réaliser un film marocain qu’elle prépare avec Leila Lalami, l’autre écrivaine marocaine installée aux Etats-Unis. Il s’agit d’un film tiré de son roman «Espoirs et autres poursuites dangereuses». Un projet qu’elle conçoit comme l’une des dernières prouesses avant de revenir au Maroc et de retrouver sa ville natale.

février 11, 2019 / par / dans
Houda Rahmani, Illustratrice mais pas que…

D’où viens-tu ?

Je suis née il y a 25 ans à Tanger, et j’ai grandi boulevard Moulay Youssef. Ma mère est tangéroise et mon père est né en Algérie, même s’il se prétend Tanjaoui plus que tout autre chose.

Quel est votre parcours artistique ?

J’ai fait un Bac Arts Appliqués au lycée Moulay Youssef de Tanger, duquel je suis sortie major de la promotion nationale en 2011. Après quoi, je suis partie aux Beaux-Arts de Tétouan. Et simultanément, lors de ma quatrième année aux Beaux-Arts, j’ai passé une licence en Cinéma à la faculté de Martil. Puis j’ai dû partir un an à Casablanca pour faire ma formation certifiante me permettant de devenir Professeur d’arts appliqués. Je viens tout juste de terminer mon master en cinéma documentaire et débute mes études doctorales d’art contemporain.

Quel art te définit le mieux ?

Mon travail a deux facettes et approche différents domaines et techniques. D’abord, il y a l’art contemporain. C’est ce qu’il m’arrive d’exposer dans des galeries ou que je garde encore précieusement pour moi, en tant que travail de recherche ou juste parce que je ne juge pas l’œuvre assez mature pour l’instant. Il y a donc l’Artiste, puis il y a la graphiste-illustratrice. C’est un travail beaucoup plus institutionnel, souvent des commandes de professionnels servant pour leur communication.

Considères-tu tes illustrations comme des œuvres à part entière ?

Pas vraiment… Quand il y a une référence ou une commande que je me dois de réaliser, je ne peux pas dire que je fais de l’art en tant que tel. Mais je crée aussi d’autres illustrations plus personnelles, sur ce qui m’inspire dans l’instant, des paysages naturels, architecturaux ou urbains et même des objets… Rien de précis, mais là encore, la notion artistique n’est pas la même que lorsque je m’adonne à l’art contemporain, lequel m’impose une lourde réflexion.

Pour qui as-tu créé des illustrations ?

Rock da Kasbah, mon premier avec qui je travaille encore aujourd’hui. Puis la librairie les insolites, La Villa des Arts ou la Fondation Mayshad ainsi que plusieurs autres petites ou grandes entreprises au Maroc et à l’étranger que je n’ai plus en tête maintenant.

Quelles récompenses as-tu déjà reçues ?

La première en 2013, lors du concours Campus Ad by BMCE, où j’ai réalisé un publicité pour cette banque en Graphic Motion. Ensuite en 2014, j’ai remporté le premier prix du Africa Design Awards, en créant une chaise en bois et en fil élastique. En 2017, j’ai remporté un concours où il fallait dessiner l’affiche d’une pièce de Shakespear et dernièrement, j’ai reçu le deuxième prix pour un concours de photographie sur l’environnement organisé par  la délégation de l’Union Européenne au Maroc.

Quels sont tes projets ?

Je lance actuellement mon studio créatif. J’y propose toutes mes compétences, cinéma, photo, illustration et même design à toutes les personnes et entreprises qui souhaite me faire confiance. Avec ce projet, j’espère pouvoir varier les domaines tout en continuant mon doctorat, mes recherches artistiques, et les cours que je donne aussi au lycée Moulay Youssef.

janvier 11, 2019 / par / dans
Ahmed Chawki

D’où venez-vous ?

Je suis originaire de Tétouan, de Jbel Dersa.

Quand avez-vous commencé à chanter ?

Depuis l’âge de 7 ans… j’ai commencé lors de cérémonies spirituelles, à l’école. Puis à mes 18 ans, j’ai formé mon premier groupe : Paloma. J’étais le chanteur, nous étions cinq, et nous jouions de la musique fusion flamenco arabia.

Puis j’ai rencontré RedOne, qui m’a permis de chanter sur le titre Boukera, version arabe de We Are The World, sortie en 2011 et pour laquelle une trentaine d’artistes internationaux ont participé. J’étais encore très peu connu à l’époque, mais cela m’a permis de gagner rapidement en notoriété. De là, j’ai signé avec la production de RedOne. J’étais le premier marocain à signer avec sa société de production internationale.

En 2013, j’ai sorti le titre I Love You avec Pitbull, suivi de Kayna wla Makaynach, Tsunami et beaucoup d’autres… À partir de là ça a été de la folie, et la machine s’est emballée ! J’ai fait le tour du monde, enregistrer des clips aux États-Unis et sortie des titres avec de très grands artistes.

Quel est votre chanson préférée?

Kayna wla Makaynach !

Quel est votre chanteur préféré ?

Marc Anthony et Barrio Espana

Quel est votre artiste marocain préféré ?

Mmmm… Mohamed al Hayani

Dans quel pays avez-vous déjà joué?

Bzef… beaucoup en France, presque dans toute l’Europe, au Sénégal, à Ibiza, Miami, Los Angeles, Dubaï et même en Russie…

Quel est votre dernier titre ?

Amirah, dont le clip a été intégralement tourné à Chefchaouen.

Quels sont vos derniers projets?

J’ai plein de choses en cours, avec de nombreux artistes célèbres, comme Cheb Khaled… Parallèlement à ma carrière artistique, je viens d’être nommé ambassadeur de UBtech robots, et du côté professionnel, je viens d’ouvrir avec des associés, le Restaurant Amira à Tanger.

Quelles sont les prochaines dates de vos concerts ?

Je joue le 12 décembre à Dubaï et pour la soirée du 31 décembre, à Tanger, au Restaurant Amira.

décembre 1, 2018 / par / dans
Yassine Chaouti

Je viens d’un village situé à côté de Tanger, Ahejarr Ennehal, près de Tahadart, à 24 km de Tanger. J’ai grandi entre la campagne et Tanger.

Quel est votre parcours ?

J’ai étudié en maternelle à Ahejarr Ennehal, puis le collège et le lycée à Tanger.

J’ai fait les beaux arts 2 ans à Tétouan, puis j’ai fait ma licence et deux masters à Séville.

J’y termine mon doctorat actuellement.

Comment êtes-vous arrivé à Séville ?

Lorsque j’étais à Tétouan, un de mes professeurs m’a recommandé de partir à Séville, qui abrite l’une des écoles des beaux-arts les mieux réputées d’Europe. Grâce au soutien de l’ancien directeur de l’école Berchet, qui est comme un second père pour moi, j’ai pu y accéder. Je viens d’une famille pauvre, même très très pauvre, presque comme 80% des marocains, et cela m’était impossible à mon humble niveau d’aller jusque là. Donc grâce à Jean-Pierre Loglie, j’ai pu quitter le Maroc et subvenir à mes besoins financiers en Espagne. Feu l’artiste tangérois Ahmed Afilal avait reçu sa formation aux Beaux-arts de Séville et de Madrid, et comme il a été mon professeur au collège à Tanger, il m’a accompagné et soutenu depuis le début, me partageant ses expériences. Ahmed Salmi Lmrrabet, ancien directeur de l’école de Ahejarr Ennehal m’a également beaucoup soutenu. Ayant perdu mon père très jeune, toutes ces personnes ont été pour moi comme mes parents, à un moment ou un autre de ma vie, et je leur en serai éternellement reconnaissant.

Sur quel thème travaillez vous ?

Mon travail a un engagement sociopolitique. Je me base beaucoup sur mon expérience en tant que marocain expatrié en Europe. J’essaye de traduire cette double identité, qui est parfois conflictuelle, opposant mes racines marocaines aux pensées occidentales.

Je vis en Europe depuis 10 ans, j’enseigne à l’université ici, mais néanmoins, jamais je ne me sentirai espagnol. Mais en même temps, je ne me sens pas marocain. L’identité des hommes n’a pas de racine, on a des pieds pour marcher. Chacun est capable de construire sa propre identité, indépendamment de son pays natal ou d’adoption. C’est là tout l’objet de mon travail depuis 7 ans.

Quelles techniques utilisez vous dans votre création ?

Pour moi les techniques ne sont rien sans l’idée qui anime l’œuvre. Je pense qu’aujourd’hui l’art a dépassé la discipline. Je peux travailler sur la sérigraphie ou la lithographie ou la peinture ou réaliser des installations, ce n’est pas la technique qui dirige l’œuvre d’art mais l’idée. Elle dépend de la manière avec laquelle je veux diriger le spectateur vers mon idée.

Où as tu exposé ?

Ma première expo, c’était à Berchet, j’avais 16 ans. Puis au Minzah et à la Galerie Dar D’Art juste après la sortie des Beaux-Arts de Tétouan, mais mon travail n’était pas encore assez mature. A l’époque, la reconnaissance artistique était réservée aux artistes ayant déjà un certain âge, mais je pense que cela est en train de changer dernièrement, notamment dans l’art contemporain. J’ai aussi exposé à la Librairie les insolites à Tanger en 2014, et j’ai fait de nombreuses expositions en Espagne, et même en Suède, lors de la Biennale Gothenburg.

Quel courant artistique définie votre travail ?

Je me sens comme étant avant tout un artiste arabe expatrié. Sachant que la définition de l’arabe est variable, parce que l’arabe est africain, ou oriental, selon les points de vues. Être arabe ou pas, dépend d’une ascension sociale, surtout en Europe.

Je pense qu’aujourd’hui il n’y a plus de mouvements artistiques définis. Le surréalisme et tous les autres mouvements appartiennent à XXe siècle, ils dépendent d’engagements sociaux ou politiques, dont ils se sont détachés actuellement. Aujourd’hui il y a une totale ouverture et une totale liberté de courants et mouvements artistiques, sans chercher à appartenir à quoi que ce soit.

novembre 12, 2018 / par / dans
Mohamed Jaamati

D’où venez vous ?

Je suis né à Tétouan en 1961.

Quel est votre parcours ?

J’ai débuté mes études à Martil, puis Tétouan avant de partir pour Fès, où j’ai obtenu mon Bac Section des Arts Appliqués, en 1975. De là, je suis parti au centre pédagogique régional pour devenir professeur au collège, puis une formation à l’école Normale Supérieure de Rabat, m’a permis de devenir Professeur titulaire au secondaire. Je suis resté en poste durant 5 ans, avant de devenir inspecteur pédagogique des arts plastiques au niveau national. J’ai pris ma retraite anticipé l’an passé pour me consacrer pleinement à la création, à mon art.

Vous avez votre propre galerie d’art à Tétouan ?

Oui, au quartier de la Wilaya. C’est l’Atelier Jaamati -ainsi nommé bien que j’aie un autre local qui me sert d’atelier de création-. J’y expose exclusivement mes œuvres. J’estime que c’est une solution idéale pour tout artiste qui souhaite exposer son travail de façon permanente, sans avoir à subir un refus de galeristes, bien que je n’ai rien contre eux, soit dit en passant.

Quelle est votre spécialité ?

Tout le monde me connaît en tant d’aquarelliste surtout, mais je fais aussi de l’acrylique ou de la peinture à l’huile. Je m’adonne également à la gravure au sein de mon atelier, où j’ai investi dans une très ancienne machine.

Et la caricature dans tout ça ?

C’est une vocation que je suis depuis les années 1970. J’en ferai peut être un livre, un jour, qui les regroupera toutes, même s’il m’arrive parfois d’aborder des thématiques un peu sensibles et de les traiter de façon assez dure. Cependant, je ne m’implique que dans des sujets dans lesquels j’estime avoir des certitudes. L’artiste se doit de faire une réelle recherche intellectuelle et non pas simplement distraire en visant le populisme.

Quels sujets traitez vous ?

Chaque style ou technique à ses propres sujets. Pour la caricature, je m’inspire de l’actualité, armé de mon carnet et de mon stylo ; alors que pour la peinture, je prends mon chevalet et mes pinceaux et je pars à la recherche de nouveaux paysages naturels, que ce soit sur une plage ou au milieu d’un champ. J’aime aussi peindre la ville, les cafés et tous ses paysages urbains grouillant de vie.

Que présentez-vous en Octobre à la Medina Art Gallery ?

Ce sera une exposition majoritairement composée d’aquarelles, traitant de différents thèmes.

octobre 12, 2018 / par / dans
Zakaria Ramhani

D’où venez-vous ?

Je suis né à Tanger et j’ai grandi à Merchane, plutôt du côté populaire du quartier. J’ai habité en France, puis au Canada, et actuellement, je suis en train de revenir progressivement au Maroc.

Depuis combien de temps peignez-vous ?

C’est un peu comme si vous me demandiez depuis quand je respire… mais de façon professionnelle, cela va faire 12 ans que j’ai entamé une carrière structurée et documentée, ce dont je suis assez fier pour un jeune de 35 ans tel que moi.

Qu’est-ce qui vous a mis sous le feu des projecteurs ?

Je pense que ma notoriété a grandi subitement il y a une dizaine d’années, à la suite d’une exposition au British Museum de Londres. C’était une exposition sur l’art arabe et la calligraphie, un commissaire d’exposition qui avait découvert mon travail à Paris m’a invité à y participer. Puis de là, j’ai enchaîné vers Dubaï. C’est une ville très intéressante artistiquement. Je crois que c’est une plateforme artistique incontournable pour gagner en visibilité internationale. Lorsque ton nom se retrouve une fois, puis deux, puis trois dans les grosses ventes aux enchères de Christie’s Auctions par exemple, les collectionneurs commencent à reconnaître tes œuvres et les prix s’envolent.

Quel est le langage de Zakaria ?

C’est né avec l’idée de faire une réelle calligraphie figurative, mais avec de la couleur, de la peinture à l’huile qui, du coup, la rend réellement figurative. J’ai créé mon langage, qui est devenu mon style, indépendamment de la définition du mot – je me méfie des mots – c’est surtout cette capacité à voir une œuvre et dire “C’est lui”.

Votre langage a-t-il un sens ?

Dans la plupart de mes œuvres, il n’y a pas forcément de cohérence entre les lettres ou les mots. C’est justement cette incohérence qui crée la cohérence de lave, un mot appelle à une idée, renvoie le spectateur à un texte ou une idée qu’il connaît, laissant une part de libre interprétation.

L’idée était une réponse à l’aniconisme, ce rejet de l’ordre de l’image dans les religions juives et musulmanes. Même si elles diffèrent, elles se retrouvent en ce point. Mais dans la calligraphie, on a adopté cette représentation figurative. Sauf que moi je n’écris pas chameau en dessinant un chameau…

Qu’est ce qui vous inspire ?

Le rapport à l’individu, l’image de soi et celle que nous avons de l’autre. J’aime transcrire les inquiétudes au travers des identités visuelles qui se dupliquent. On a tous l’impression d’être particulier, d’être unique, alors qu’on a tous le même smartphone. C’est le sujet de ma dernière série exposée à L’Atelier 21 à Casablanca, intitulée Double.

Qui sont vos sujets ?

Ma source, c’est Internet, mais je ne fais pas le rapport direct entre l’image et mon travail. Je cherche des images, et je me les approprie. Picasso, Hemingway, Victor Hugo, Agatha Christie, Rimbaud… J’aime ce qu’il représente et les images pour ce qu’elles représentent. Pour la dernière exposition, j’ai réalisé plusieurs autoportraits, Face to Face, un diptyque double, scindé par un miroir. J’ai aussi réalisé une installation, Double Anamorphose, dont l’image n’est visible que d’un seul point de la salle.

septembre 12, 2018 / par / dans
Abdelfettah Bellali

D’où venez-vous ?

Je suis né à Marrakech mais je suis installé à Tanger depuis quelques années.

Quel est votre parcours ?

J’ai géré plusieurs sociétés, et actuellement j’enseigne également l’informatique et les arts plastiques dans une école à Tanger. Mais je suis un autodidacte passionné par l’art plastique de manière générale, et qui exerce en tant qu’artiste professionnel depuis 2004.

Quel type d’art ?

Je suis plasticien, je fais de la peinture, de la sculpture et de la calligraphie artistique.

Mais depuis environ 7 ans, je consacre mes recherches à l’art rupestre et sa symbolique. C’est un art en héritage, laissé par les premiers hommes. La recherche de ces symboles, leur signification, et le langage qu’ils véhiculent sont à la base de tout ce que nous connaissons aujourd’hui. D’ailleurs, mes recherches ont aiguisé l’intérêt de nombreux chercheurs et médias du monde arabe.

En quoi consiste vos recherches ?

Mes recherches sont vastes. Actuellement, dans mon petit atelier de Borj Hajoui à Tanger, je travaille sur les couleurs, la provenance des pigments, leur composition à base de plantes et d’autres matières naturelles, se rapprochant le plus possible de l’art rupestre primitif et des techniques utilisées pour sa production.

Mais j’ai également visité beaucoup de sites archéologiques au Maroc, que ce soit dans la région de l’Oukaïmeden ou vers Tata, ce sont de véritables musées à ciel ouvert que je me suis efforcé d’immortaliser en photo. Je les ai par la suite longuement étudiés, apprenant les symboles et cherchant leurs significations dans les langues mortes ou bien auprès de chercheurs, archéologues et spécialistes.

Mon travail d’apprentissage suit le cours chronologique de l’évolution de l’écriture. Si au début, je me suis principalement concentré sur les formes élémentaires, plus représentatives, telles que les animaux ou les flèches des armes qui ornent certaines cavernes ou des rochers immortels du Maroc… je me suis ensuite dirigé vers les hiéroglyphes égyptiens, le phénicien ou le sumérien. Aujourd’hui tous ces symboles sortent de leur oubli et composent mon alphabet artistique et se retrouve sur chacune de mes œuvres.

Qu’est ce que le SIACT ?

C’est le Salon International d’Art Contemporain à Tanger, que j’ai organisé pour la première fois l’an passé et dont la prochaine édition se tiendra du 8 au 10 septembre 2018.

J’ai voulu créer un événement auquel je pourrais inviter tous les artistes qui ont croisé mon chemin, et ainsi apporter une nouvelle dynamique culturelle et artistique au Nord du Maroc. Cet événement présente différentes expositions de peintures, photos, sculptures ainsi que des installations et des projections vidéos. Nous organisons aussi des tables rondes et plusieurs ateliers. La première édition as vu la participation de 72 intervenants venant du Maroc, Chine, France, Espagne, Belgique, Allemagne, Égypte, Congo. Nous avons largement accueilli plus de 1000 visiteurs à la galerie Mohamed Drissi et à  Borj al-Hajoui, lieux où se tenait l’événement. La prochaine édition devrait être encore plus belle avec de magnifiques performances.

juillet 12, 2018 / par / dans
Mahacine Al Ahrach

D’où venez-vous ?

Je suis née à Tanger, à Jbel Kebir.

Quand avez-vous commencé à peindre ?

M’étant mariée à 18 ans, j’ai suivi mon époux à Tétouan. Lorsque nos enfants ont commencé à grandir, j’ai pris la décision de m’inscrire aux Beaux-Arts de Tétouan pour faire ce que j’aimais. J’y ai étudié durant 4 ans, mais je peignais déjà avant. Cela n’avait rien de très académique, mais j’adorais ça, surtout les portraits des chanteurs célèbres des années 80 : Michael Jackson, George Michael…

À quand remonte votre première expo ?

À ma sortie de l’école en 2005, à Chefchaouen, en partenariat avec l’Institut Français, j’y ai exposé des gravures.

Qu’est qui vous inspire ?

Jusqu’à il y a deux ans, je peignais beaucoup de paysages, sans modèle, avec un style impressionniste. Ce paysage imaginaire n’était que le reflet de mes propres états d’âmes.

Dernièrement, je me suis attachée aux émotions, aux visages, au corps humain. Il y a 3 ans, lors d’une résidence artistique vers Marrakech, à Tahanaout, je pense avoir eu une sorte de révélation sur ce qu’il me fallait peindre, notamment grâce à un artiste français également en résidence. Je veux transcrire l’altérité de la personne, sa façon de voir le monde… le peindre en tant que spectateur du monde.

Des œuvres colorées ?

C’est la finalité des émotions que j’essaie de transmettre à travers chacune des couleurs que j’utilise. Elles apportent un autre regard sur ce que laisse entrevoir le sujet.

Vos œuvres cachent-elles un message ?

S’il y en a un, c’est que la vie continue et qu’il reste toujours quelque chose de beau à découvrir derrière l’hypocrisie. Nous avons tous plus d’un visage qui diffère en fonction des interlocuteurs, que ce soit seulement au travail ou en famille. Notre caractère reste ce qu’il est, mais nos sentiments changent.

Mahacine serait-elle féministe ?

Dans l’art peut-être, même s’il m’arrive de faire des portraits d’hommes. Je pense qu’il est difficile pour une femme de faire sa place au Maroc, dans le monde, et sûrement encore plus dans l’art.

Quelles techniques utilisez-vous ?

J’utilise uniquement de la peinture à l’huile et le couteau, la spatule… Je réalise tous mes portraits à partir de modèles réels. Actuellement je travaille sur le cube. Je sors du tableau pour exprimer la pluralité du visage. La prochaine série sera composée de cubes éclatés, en résine, avec chaque face peinte, sauf celles qui auront été enlevées… mais je n’en dis pas plus. Certaines de mes œuvres sont exposées au Border Store, à Socco Alto, et d’autres suivront prochainement.

juin 12, 2018 / par / dans
MUSLIM

Mohammed El Hadi Mzouri, dit Muslim, est né à Tanger en 1981 dans le quartier populaire Jmâa, lieu d’inspiration au niveau de l’écriture des textes et musiques de ses morceaux.

Muslim a été influencé par le rap américain des années 90 qui fut la source essentielle de son inspiration à l’époque. Grâce à sa rencontre en 1996 avec un groupe d’émigrés nigériens, intéressés eux-mêmes par ce genre de musique, Muslim va finir – suite à leurs encouragements – par entamer une carrière dans ce domaine.

C’était le début du rap avec Muslim.

Malgré les contraintes financières, Muslim a pu enregistrer ses premières chansons, qu’il partageait seulement avec ses amis, ses voisins et ses connaissances. Suite à des rencontres avec d’autres rappeurs tangérois, ils ont formé, durant un court moment, un groupe nommé «Out Life». S’en est suivi un autre groupe : «Zanka Flow», avec son ami Laarbi. Ce groupe est considéré aujourd’hui comme l’école de référence du rap underground marocain. En 2005, va naître le label Kachela Records, composé de rappeurs indépendants, de Zanka Flow et de nouveaux talents, avec, comme objectif, la revalorisation de l’image du rap marocain. Dès lors, Kachela Records n’a pas cessé de se développer et d’encadrer les talents qui veulent embrasser une carrière dans le domaine de rap.

En solo :

Muslim a élargi en parallèle sa palette avec des albums solos tels que «Strictly For My Souljaz lit. Strictement pour mon armée» en 2005, «Katra lit. Une goutte» en 2006, «Bghini Awla Krahni lit. Aime moi ou déteste moi» en 2006, «Mor Ssour lit. Derrière le mur» en 2008, «Al Tamarrod lit. La rébellion» en 2010 et «Al Rissala lit. Le message» en 2014. En plus, Muslim a réalisé des dizaines des chansons en solo ou en duo avec d’autres artistes. Il a sûrement la plus large discographie chez les rappeurs marocains.

Ce tangérois a trouvé son style et son confort dans sa carrière solo puisqu’il a eu la liberté de traduire ses idées en réalité. Il a pu développer une écriture personnelle mais aussi un ‘flow’ contemporain inspiré par les styles du rap qui sont apparus dans le monde. Le succès énorme de Muslim lui a permis d’avoir une popularité incontestable, traduite par ses participations dans les manifestations et festivals phares de la musique au Maroc, de Mawazine à Rabat, à Timitar à Agadir, en passant par Twiza à Tanger ou festival du Rai à Oujda. En plus, Muslim a connu un grand succès à l’échelle internationale à travers ses concerts en Europe notamment à Bruxelles, Barcelone, Madrid et Malaga…

Parmi les moments marquants dans sa carrière, Muslim a reçu un wissam royal (grade d’un chevalier) de la part de S.M. le roi Mohammed VI avec comme une reconnaissance pour ses accomplissements et un encouragement pour une bonne continuation dans sa carrière.

Star de la scène et du web

Si muslim sait mettre le feu lors de ses concerts, il sait aussi enflammer le web. En effet, le vidéoclip de sa chanson «Al Rissala lit. Le message» fut le premier vidéoclip marocain à atteindre 1 million de vues en 24 heures sur Youtube. Sa chaîne est considérée l’une des chaînes arabes les plus actives, que ce soit par le nombre de vues que par le nombre des abonnés. Fin février 2018, il a sorti son dernier titre Aji M3aya, qui compte déjà plus de 6 millions de vues.

avril 12, 2018 / par / dans

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