Le sanctuaire de la faune de Tanger

« On reconnaît le degré de civilisation d’un peuple à la manière dont il traite ses animaux. » GANDHI.

Toute vie se doit d’être respectée. Si le Maroc est un pays remarquable où dit-on, personne ne meurt de faim, les animaux ont, en revanche, une place plutôt mitigée. C’est ce constat qui a poussé Sally et Karl à s’installer à Tanger pour préserver la faune locale et sensibiliser les habitants.

Karl Scarr est zoologue d’origine britanique, qui, avant de poser ses valises au Maroc, a exercé aux îles Galapagos, ou encore en Équateur. Sally, diminutif de Salima Kadaoui, et moitié anglaise, moitié marocaine. Depuis l’âge de 8 ans, elle rêve de consacrer sa vie aux animaux.

Inventaire :

10 ânes

2 mulets

100 chats

125 chiens

2 hiboux

2 paons

1 bouc

Leur histoire marocaine débute le 4 juillet 2012, lorsque Sally se rend à Tanger au chevet de feu son père. Dès lors, elle laisse peu à peu derrière elle sa vie britannique pour donner vie au sanctuaire de la faune, qui commence officiellement son activité en Mars 2013. Si, dans un premier temps, l’association était basée en Angleterre, elle n’est devenue une association marocaine que depuis quelques semaines. Et depuis les choses s’accélèrent, avec la création d’un nouvel espace d’accueil, situé en pleine campagne, en direction de Tétouan

Financement

Nourrir des centaines d’animaux, les vacciner, les soigner… cela représente énormément d’argent. Avant son installation à Tanger, Sally a vendu sa maison, ce qui lui a permis d’assurer la pérennité du sanctuaire, du moins à ses débuts. Elle avait trois taxis en Angleterre qui travaillaient pour elle et lui permettaien de vivre. Mais le manque de fonds, l’a contraint à en vendre un premier, puis un second, puis le dernier. Au total, elle nous dit avoir injecté plus de deux millions de dirhams de sa poche. Aujourd’hui, le sanctuaire dépend exclusivement de ses donateurs. Et bien que cela ne soit pas encore assez, certains n’hésitent pas à faire preuve d’une grande générosité, à l’image de l’un d’entre eux, qui finance majoritairement le développement du nouveau sanctuaire, allant du terrain de deux hectares et demi à la construction des locaux pour les animaux.

Dans la rue

Le sanctuaire n’est que la partie immergée de l’iceberg. Car même avec toute la meilleure volonté du monde, elle ne peut accueillir tous les animaux maltraités de la ville. Lorsqu’elle quitte le sanctuaire, c’est pour continuer son oeuvre solidaire. Elle nourrit les chiens et chats errants grâce à l’intermédiaire de gardiens et fait également des formations dans les écoles visant à sensibiliser la jeunesse locale. Mais le plus gros de sa mission en extérieur, et le plus coûteux également, reste la stérilisation et la vaccination des animaux dans certains foyers pauvres. L’objectif 2025 étant qu’il n’y ait plus d’animaux errants dans les rues de Tanger.

Parrainer un animal

Pour venir en aide au sanctuaire, l’une des façons les plus simples est de parrainer un ou plusieurs animaux. Une petite cotisation mensuelle ou annuelle, qui prendra en compte la vaccination, l’antiparasite, le vermifuge, la nourriture et la garantie que votre petit protégé sera aimé et câliné. Comptez 300 Dh/mois pour un chien, 150 Dh/mois pour un chat et 350 Dh/mois pour un âne.

Devenir bénévole

Le sanctuaire recrute des bénévoles faisant preuve de compassion pour la vie animale. Ils auront pour mission, en partie de sillonner les rues pour sensibiliser la population ou aider un animal en détresse. Des volontaires souhaitant participer à la communication sont également les bienvenus.

 

Post Author: Tanger Pocket

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *