Saïd Hbicha

Né en 1964 à Ksar El Kbir, Saïd Hbicha expose pour la première fois depuis 9 ans. Il a occupé la dernière décennie à répondre aux nombreuses commandes du Palais Royal, ainsi que celles de hauts dignitaires. Il présente pour la première fois ses créations personnelles, mettant en lumière les couleurs du Nord du Maroc.

Comment avez-vous été découvert par SAR Mohammed VI ?
SAR Mohammed Vi a reçu en cadeau un de mes tableaux, de la part d’un général. Il a apprécié le style de l’oeuvre, et par la suite j’ai été invité à réaliser des commandes pour le Palais et les bureaux de la Garde Royal. J’ai peint les sept portes de la médina de Tétouan ainsi que plusieurs tableaux commémoratifs.

L’avez-vous déjà rencontré ?
J’ai eu ce privilège et cet honneur le 31 mars 2009.

À quel style appartenez-vous ?
Je suis un peintre impressionniste.

Avec quoi peignez-vous ?
Je peins uniquement à l’huile. Principalement avec mes pinceaux, mais il m’arrive d’utiliser des couteaux ou une éponge, mes mains ou tout ce qui se trouve à côté de moi.

Quand vous êtes vous mis à peindre ?
Je me suis découvert une passion très jeune. Dès l’âge de 5 ans, à l’école de Ksar el Kbir, où je faisais les ornements de tableaux coraniques. Puis, j’ai intégré la première génération d’étudiants au lycée des Arts Plastiques de Tanger, en 1982. Le Bac en poche, je pars pour Amien, en France, à l’université. J’y ai fait un an et suis rentré en vacances à Tanger. J’ai rencontré mon épouse qui entamait un cursus pour devenir professeur d’art plastique. J’ai fait le choix de rester avec elle et de faire les même études. J’ai obtenu mon diplôme et suis devenu prof au lycée à Tétouan. J’ai aimé cette ville et y ai trouvé l’ébullition artistique que je cherchais. J’ai fait ma première expo officielle en 1989, à la Galerie Bertucci, aujourd’hui nommée Mekki Megara. J’y ai rencontré beaucoup d’artistes locaux de grande renommée qui m’ont encouragé et avec qui je me suis lié d’amitié.

Qu’aimez vous peindre ?
J’aime peindre le quotidien, le chaos organisé du souk, les quartiers populaires et anciens. Je peins des paysages vivants. Généralement, je prends une photo qui m’inspire dans ma création une fois à l’atelier, mais il m’arrive de prendre mon chevalet et mes crayons de m’installer sur place.

Qu’est ce que l’intérêt de SAR Mohammed VI a changé pour vous ?
Après avoir reçu mes premières commandes pour le palais, j’ai été propulsé dans une telle notoriété, qu’à certaines périodes, j’avais du mal à honorer toutes les commandes à temps.

Qu’exposez vous actuellement à la Médina Art Gallery ?
J’ai réalisé tellement de commandes personnalisées, qu’il fallait que j’expose mon véritable style. Impressionnisme et clairs obscurs. L’ombre et la lumière, au service des couleurs des paysages vivants du Rif.

Post Author: Tanger Pocket

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