De Malabata au Cap Malabata, entre passé et modernité

Le grand Malabata s’étale, dirons nous, sur le littoral partant d’un bout de la plage de Tanger jusqu’au cap du même nom, à 6 kilomètres de là. Dans cette définition de l’espace le grand Malabata engloberait les zones Ghandouri et Mnar. Et quelles que soient vos ambitions d’escapade, cette zone offre une multitude d’activités diverses dans le petit périmètre qui le définit. De l’archéologue amateur, au skateboarder professionnel, en passant par l’ornithologue ou bien le basketteur ou l’expert en voile, il y a de quoi s’occuper toute l’année.

Les origines du nom Malabata, divergent quelques peu, mais n’augurent rien de bon. Une chose est sûre, il viendrait de l’espagnol Mala Pata, qui signifie “avoir la poisse”, nom donné en raison des nombreux naufrages dans cette zone, ou bien “mauvaise jambe” à cause de la zone marécageuse qu’il abrite. Mala pata serait devenu Malabata du fait que la lettre P n’existe pas dans l’alphabet arabe.

Il était une fois…

Malabata porte discrètement, les vestiges du passé glorieux de la ville, bien que peu d’entre eux survécurent aux outrages combinés des hommes et du temps. Certains sont tombés à l’abandon, d’autres ont été secourus ou sont en cours de rénovation.

-Le Borj de Ghaylane

p1370194Construit aux environs de 1660, il doit son nom au commandant du mouvement de guerre sainte maritime dans la région : Al Khadir Ghaylane. La forteresse disposait de deux murailles quadrilatérales protégées par deux tours à demi circulaires, au milieu desquelles se trouvait une énorme porte. Aujourd’hui, il ne reste que quelques pans de murailles, dépassant les 4 mètres de large. Sa destruction peut être liée à la montée en puissance de la dynastie alaouite qui lui a succédé, ou bien au tsunami du 1er Novembre 1755, qui fut le plus puissant jamais répertorié à Tanger, et dont les eaux se sont étendues sur une longueur de 2 kilomètres à l’intérieur de la terre, ce qui n’a pas dû épargner cette zone de marécages.

-Villa Harris

 

Ce bijou architectural et naturel de 50 hectares, fut construit à la fin du XIXème siècle par Walter Burton Harris. Ancien correspondant du quotidien londonien «The Times», il a réussi à en faire une résidence de rêve, grâce à son style hispano-mauresque et à ses immenses jardins. Après son décès, le site a été transformé en totalité en Casino-Parc, avant d’être revendu dans les années 60 au Club-Med, qui cessa toute activité en 1992. Dernièrement, la villa connait un projet de réhabilitation.

-Le lazaret de Ghandouri31949843

Cette tour est ce qui subsiste de ce qui fut un temps un lazaret. C’était un établissement de mise en quarantaine des passagers, équipages et marchandises en provenance de ports où sévissait la peste. Elle daterait de la grande époque portugaise. Sa rénovation, il y a quelques temps, a permis de préserver une trace de l’ancienneté du quartier en front de mer.

-Le phare du Cap Malabata

 

Bâti sur un petit promontoire naturel de la côte, le phare du Cap Malabata offre une vue exceptionnelle sur la ville et la baie de Tanger, sur le détroit de Gibraltar et sur la côte espagnole. D’une hauteur de 15m, le phare a été construit et mis en service en 1924.  

-Château de Mnar

10403018_475859459226750_3208386109346483773_nSitué à quelques centaines de mètres à l’est du phare, ce château de style médiéval, a en fait été bâti au début du XXe siècle par un notable italien. Entre ses ouvertures voûtées successives comme un cloître, et ses tours de pierres, la bâtisse est des plus impressionnantes.

Et ils vécurent heureux…

C’est du moins ce que l’on espère de Tanger Métropole. Créer une ville qui respire et où il fait bon vivre, que l’on soit touriste ou tangérois, quelque soit la saison, quelles que soient nos passions. Certains projets ont émergé dans la zone de Malabata, et ont déjà fait leur preuve, d’autres nous surprendront bientôt.

Fôret Al Balia

p1370192Ce petit bout de forêt de pins, abrite des attractions pour enfant, quelques peu vétustes certes, mais il n’en reste pas moins un lieu agréable pour une promenade ou un pique-nique en famille.  

Les oiseaux de l’Oued el Melh ou Oued el Bhar

Attention, cette zone marécageuse n’est pas à conseiller à tout le monde. C’est notre petite Camargue tangéroise, formée par les hautes marées des eaux du Détroit. Bien qu’elle soit polluée par des déchets de chantier, elle renferme une biosphère importante, principalement dûe à sa proximité de l’Espagne. C’est la première étape des oiseaux migrateurs après leur traversée de la Méditerranée. L’observateur aguerri, saura reconnaître au milieu des ruisseaux méandreux : échasses blanches, canards, aigrettes garzettes ou cendrées, bécasses, hérons ou encore cigognes. C’est un lieu de nidification pour beaucoup d’entre eux. Mais si vous désirez plus d’infos sur les oiseaux de Malabata, jetez un oeil sur : facebook.com/malabata.birds/

Play Park

Cette infrastructure permet aux tangérois et aux visiteurs de pratiquer des sports dans un espace de qualité supérieure et en plein air. Ouvert de 7h à 23h, la plupart des activités sportives sont encadrées par des moniteurs confirmés. Vous y trouverez un terrain de volley-ball, deux terrains de basket, deux de hand-ball, un de rugby/foot et enfin une piste d’athlétisme. Les sports collectifs 10711089_10205148657335410_6780821127557376451_n-1se complètent par 3 terrains de beach volley, et un terrain de pétanque pour les plus téméraires. Enfin, une aire de jeux pour très jeunes enfants est proposée en accès libre.

La base nautique, elle, comprend des catamarans, des kayaks, de la planche à voile, du kitesurf et propose même de la plongée sous-marine.

Le skate park offre des plateformes de qualité et des piscines pour faire du skateboard, du roller ou du BMX dans de bonnes conditions.

 

Casino

Ce n’est pas fait pour plaire à tout le monde, mais le Casino de l’hôtel Mövenpick attire vers lui une clientèle qui lui est fidèle. C’est le seul lieu de la ville à proposer ce type de distractions.

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Palais des arts et de la culture

Cela s’annonce comme le nouveau fleuron de la culture tangéroise. Il sera situé entre l’Hôtel Tarik et le Casino de l’Hôtel Mövenpick, et devrait ouvrir ses portes en 2017, pour un coût global de 100 MDH. Espace de formation et de répétitions pour les troupes théâtrales et de musique de la ville, ce futur complexe culturel comprendra, notamment, un grand théâtre de 1500 places, deux salles de répétitions, une école théâtrale, des clubs de musique andalouse, d’arts plastiques et de danse, des studios d’enregistrement, une salle polyvalente…

Il encouragera toutes les formes d’expressions créatrices, aussi bien celles en harmonie avec le patrimoine séculaire de la ville de Tanger, que celles en phase avec le goût moderne, dans ses styles et ses genres, multiples et variés.

 

 

Post Author: Tanger Pocket

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