Tanger Pocket : Mouad Aboulhana - Tanger Pocket City-Guide
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Mouad Aboulhana

Street artiste

D’où venez-vous ?
Je suis né à Tanger, à Merchane.

Quel est votre parcours ?
J’ai commencé par faire un bac en arts appliqués au lycée Moulay-Youssef, ensuite j’ai choisi de m’orienter vers l’enseignement plutôt que les beaux-arts. Ça m’a permis de financer mes expériences… Une fois que j’ai obtenu mon diplôme, j’ai enseigné 6 ans à Guercif, dans la région de Taza. Cela ne fait que quelques mois que je suis de retour chez moi, dans ma ville natale. J’enseigne depuis la rentrée dernière au collège Idriss II, à Drissia. Cela me permet de vivre avec la sécurité de l’emploi tout en restant dans l’univers artistique, avec, en plus, beaucoup de temps libre.

Quand êtes-vous tombé dans le street art ?
Depuis l’âge de 16 ans, quand j’ai commencé mes études au lycée. J’ai rencontré beaucoup de personnes avec qui j’ai pu échanger sur des notions abstraites et concrètes, liées à l’art et à la société marocaine. Cela m’a permis, mais surtout pousser à faire des recherches dans l’art classique et contemporain. J’ai eu la chance d’être formé par de grands artistes, tels que Abdelbassit Ben Dahman et Ahmed El Barrak ou encore Ahmed Azzouz… mes recherches m’ont mené à faire beaucoup de reproductions de peintures de grands artistes mais c’est lorsque j’ai approché la vingtaine que je me suis vraiment retrouvé dans le street art.

Qu’est-ce qui vous plaît dans le street art ?
C’est un art qui permet d’offrir gratuitement son travail au regard de tous et qui utilise une technique libre que personne ne peut critiquer.

Quelle technique utilisez-vous ? Pour le street art, j’utilise beaucoup le pochoir. Des créations que je découpe à la main et que je reproduis en séries limitées ou dans différents lieux.
Tarbouche Kid a été mon premier pochoir à succès. Il est même devenu ma signature en quelque sorte. Mais je fais aussi de la peinture à l’huile, dans un autre style, même si cela reste clairement sous l’influence pop art. Mais je ne pense pas pouvoir dire que j’utilise une technique précise, j’expérimente librement.

Qu’est-ce qui vous inspire ?
J’aime rendre de la couleur à la La Vie marocaine, l’embellir et lui rendre sa jovialité.

Tanger street art ?
Tanger street art, c’est un festival qu’on a lancé en été 2012. À sa création, ce festival est arrivé en terre vierge à Tanger. C’est un évènement qui me représentait beaucoup par son style. J’ai contacté tous les artistes de l’univers que je connaissais, pour leur demander de participer à l’événement. Mexique, USA, Europe et Maroc, tous ont répondu présents. L’idée était que chaque artiste puisse marquer un mur et ainsi laisser une trace visible du festival. Pour la troisième édition, grâce au soutien de Tabadoul, nous avions décoré entièrement l’escalier espagnol.

Est-ce que ça vend le street art?
Mon but c’est surtout de diffuser, de partager. À un moment, j’ai essayé d’imprimer sur des t-shirts, ça a plutôt bien marché, mais je me suis rendu compte que c’était beaucoup de gestion et je suis plus artiste que commerçant. J’ai aussi fait un travail d’art digital que j’essaie de vendre à petits prix sous forme d’affiches.
Mais j’ai déjà fait pas mal d’expositions à Rabat, Marrakech, et à Tanger bien sûr, à la Librairie les insolites, pour la première fois. Je suis en train de préparer une exposition de mes derniers travaux, mon Maroc en couleurs, réalisés en technique mixte. Le lieu reste à définir.

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